La famille de la médecine est, une nouvelle fois, frappée de plein fouet par la perte du chirurgien, de l’universitaire, du syndicaliste et de l’ancien doyen de la Faculté de médecine de Tunis, le Pr Abdeljelil Zaouche, qui est décédé, dimanche 13 décembre 2015 à Paris, à l’âge de 66 ans. Né d’une famille de la grande bourgeoisie tunisoise, il est le fils d’Ahmed Zaouche et de la petite-fille du général Mohamed Baccouche, le petit-fils du ministre et réformateur Abdeljelil Zaouche et l’arrière-petit-fils du général Tahar Zaouche.

Abdeljelil Zaouche a suivi ses études au Collège Sadiki puis à la Faculté de médecine de Tunis. Elève notamment des professeurs Zouheir Essafi et Jean Loygue, il a soutenu une thèse en 1981 sur les Aspects étiopathologiques, anatomo-cliniques et thérapeutiques des pancréatites aiguës (à propos de 111 cas). Ancien résident étranger des hôpitaux de Paris, il a été reçu premier aux concours nationaux d’assistanat et d’agrégation et second au concours de résidanat. Professeur en chirurgie depuis 1994, Abdeljelil Zaouche était secrétaire général du Syndicat national des médecins, pharmaciens et médecins dentistes hospitalo-universitaires, de novembre 1989 à janvier 1996, durant deux mandats.

Membre élu des conseils scientifiques successifs de la Faculté de médecine de Tunis, il en a été le doyen de 2005 à 2011. En 2012, il a travaillé au service de chirurgie de l’hôpital Charles-Nicolle.

Le professeur Abdeljelil Zaouche a publié plus de 150 articles dans des revues indexées, tunisiennes et internationales, et plus de 45 chapitres dans différentes monographies d’études multicentriques. En 2008, il a été élevé au grade de membre d’honneur de l’Association française de chirurgie1 pour sa contribution de grande valeur à l’avancement de la chirurgie. Il a, par ailleurs, été membre de plusieurs sociétés savantes tunisiennes et étrangères.

Le Pr Zaouche a participé à plusieurs missions humanitaires, comme chirurgien humanitaire au Liban en 1979 et dans les camps de Sabra et Chatila, sous l’égide du Croissant-Rouge palestinien. Il a également travaillé à Gaza, sous l’autorité de Fathi Arafat, participé à la mission tunisienne envoyée à El Asnam (Algérie) lors du tremblement de terre de 1980 et présidé la mission humanitaire tunisienne envoyée en Irak lors de la guerre du Golfe en 1991.

Paix à son âme