Prédisposition génétique des personnes de petite taille aux maladies non transmissibles

Selon une étude scientifique publiée le 8 avril 2015 sur le New England Journal of Medicine, les sujets de petite taille sont plus exposés au risque de maladies coronariennes.
De nombreuses études scientifiques ont d’ailleurs révélé l’association de la petite taille aux maladies non transmissibles (MNT), comme le diabète, l’hypertension artérielle, etc., laquelle association est en rapport avec la prédisposition génétique, selon les travaux des auteurs anglais.

Ces travaux ont concerné un panel de 200.000 personnes, hommes et femmes, et ont comporté l’étude de 180 variables génétiques liées à la taille.  Les résultats ont montré que chaque centimètre en moins au niveau de la taille paraît associé à un risque cardiaque. Les chercheurs ont indiqué qu’une différence de 6,5cm est liée à une probabilité accrue de survenue d’une maladie coronarienne, estimée à un intervalle de risque compris entre 5,4 et 22,1 %, soit un risque moyen de 13,5 %. La marge d’erreur étant importante, les scientifiques de l’université de Leicester (Cambridge) et autres instituts britanniques de recherche ont tenté de vérifier l’intervention des facteurs socio-économiques dans la survenue de maladies, sans considérer les facteurs environnementaux dans l’apparition de risque de pathologies cardiovasculaires.
Ce risque s’explique par des profils génétiques communs  de taille, de taux de cholestérol et d’acides gras dans le sang. Par ailleurs, les auteurs de l’étude britannique restent vigilants, n’excluant pas que, pour  les personnes de petite taille, les comportements et le choix de régimes alimentaires et d’activités physiques peuvent avoir un impact sur les conclusions et biaiseraient leurs résultats.