Les nouveaux traitements pour l’hépatite C diminuent le risque de cancer

Selon une étude menée par le Baylor College of Medicine, les antiviraux d’action directe (AAD) améliorent considérablement l’évolution des patients. Le risque qu’ils développent un cancer du foie est fortement réduit, expliquent les travaux publiés dans la revue « Gastroenterology ».
Depuis l’arrivée sur le marché, en 2014, les antiviraux d’action directe se sont fait remarquer par leur efficacité. En 2 à 3 mois, le virus de l’hépatite C est éliminé de l’organisme chez la plupart des patients. L’ARN viral n’était plus détectable dans leur sang.
Mais une incertitude persistait : l’impact de ces traitements sur le risque de carcinome hépatocellulaire. En effet, les patients infectés sont exposés à un risque bien plus élevé que la moyenne. Or, le recours aux nouveaux traitements de l’hépatite C pourrait bien modifier les données. D’après l’étude réalisée auprès de 22 500 Américains infectés, cette prise en charge diminue, de manière significative, le risque du cancer hépatique.
Les patients ayant recu ces nouveaux traitement ont 70% moins à risque de développer un carcinome que ceux qui ne les ont pas recu. Cet effet préventif apparaît rapidement et son ampleur augmente avec le temps.