Les causes de la prématurité sont nombreuses.

Une étude scientifique américaine a mis en exergue l’effet de corrélation entre la pollution et la prématurité chez les femmes enceintes et asthmatiques exposées à des particules polluantes En effet, Le professeure Pauline Mendola et son équipe de l’Eunice Kennedy Shriver national Institute of Child Health and Human Development de Rockville dans le Maryland ont étudié la conséquence de la pollution atmosphérique sur le risque d’avoir des nouveau-nés prématurés. Dans le cadre de ces travaux, 223 502 naissances ont été analysées de 2002 à 2008 aux Etats-Unis.

Ces données scientifiques ont été comparées à celles portant sur les niveaux de pollution. Les chercheurs américains ont démontré que les femmes asthmatiques exposées notamment à l’oxyde de nitrogène, lors du dernier trimestre de grossesse, présentaient 30% de risque en plus de donner naissance à un enfant prématuré. Chez les non-asthmatiques, l’élévation n’était que de 8%.

Les scientifiques recommandent à ce sujet aux femmes enceintes et asthmatiques de veiller à vérifier les informations liées à la pollution atmosphérique avant de sortir. Il est à souligner que des travaux précédents ont mis en exergue les dommages de la pollution sur la santé des nourrissons. Des substances polluantes atmosphériques, et plus particulièrement les particules fines, sont en effet associées à un risque accru d’un faible poids à la naissance et une réduction de la circonférence crânienne moyenne à la naissance.