Des nanoparticules aimantées pour la prise en charge de l’infarctus

Il s’agit de lutter contre l’infarctus du myocarde et l’insuffisance du cœur avec l’association de nanoparticules aimantées, c’est une technique qui a été développée par des chercheurs allemands de l’Université de Bonn.
Les travaux de cette étude ont été publiés dans la revue « Biomaterials ».

Les cellules musculaires myocardiques sont implantées avec un type « d’agrafes » aimantées pour une meilleure prise en charge de la greffe. Les scientifiques allemands montrent que leur technique permet une amélioration significative de la fonction cardiaque.

En fait, lors d’une crise cardiaque, les caillots entraînent des problèmes circulatoires dans certaines parties du muscle cardiaque, ce qui induit la mort d’un grand nombre de cellules du muscle cardiaque. Si la greffe de cellules de remplacement est aujourd’hui une voie de recherche prometteuse, pour réparer le muscle cardiaque, en pratique, durant l’injection, la plupart des cellules sont expulsées du site lésé en raison de l’action de pompage du cœur. Seules quelques cellules de remplacement restent dans le muscle cardiaque, l’efficacité de la réparation est donc limitée.

Cette approche innovante a pour objectif de « fixer » les cellules injectées au site de la lésion du tissu cardiaque. L’équipe des chercheurs allemands ont testé cette approche sur des souris modèles de crise cardiaque et à l’aide de cellules obtenues à partir de cœurs de souris fœtales ou de cellules souches.
Rendues fluorescentes pour permettre leur traçabilité, ces cellules musculaires sont ensuite chargées avec de minuscules nanoparticules magnétiques et injectées via une fine canule dans le tissu cardiaque endommagé. Un champ magnétique permet à ces cellules chargées de nanoparticules de rester en place sur le site de la réparation. Il s’agit tout simplement d’un aimant placé à quelques millimètres de la surface du cœur et qui permet à 60% des cellules injectées de rester en place, contre 25% environ pour une « greffe standard ». Dix minutes sous ce champ magnétique suffisent à conserver une proportion significative de cellules musculaires chargées en nanoparticules sur le site cible.
Et des jours après la procédure, les cellules injectées sont toujours en place, s’intègrent progressivement au tissu existant et commencent à se multiplier. Les scientifiques allemands sont convaincus que cette technologie pourrait être transférée à l’homme.