C’est un nouvel espoir de traitement pour l’élévation de la tension artérielle résidant dans l’implantation d’un dispositif médical, le ROX coupler.

En fait, ce dispositif est une forme de stent, qui agit comme un trombone rapprochant l’artère et la veine au niveau fémoral et crée un conduit entre ces deux réseaux. La redirection du flux sanguin permet le passage de sang du circuit artériel à haute pression vers le réseau veineux, entraînant une réduction du volume sanguin circulant artériel et donc une baisse de la pression artérielle chez des patients hypertendus.

Dans ce cadre, le professeur Atul Pathak a indiqué dans un communiqué : « Ce dispositif a été implanté pour la première fois en France en janvier dernier par un cardiologue de la clinique Pasteur, chez une patiente dont la tension artérielle était non contrôlée et qui souffrait d’un grand nombre d’effets indésirables médicamenteux. Chez cette patiente la sévérité de l’hypertension artérielle l’exposait à risque élevé de faire un accident vasculaire cérébral. L’intervention a durée moins d’une heure et la patiente a été hospitalisée moins de 48 heures ».

L’implantation de ce dispositif a été une prouesse pour l’équipe de cardiologie de la clinique Pasteur de Toulouse. Les effets observés ont été immédiats, avec une diminution significative de la tension artérielle qui est passée de 21/13 mmHg à 18/10 mmHg à la fin de l’intervention soit plus de 25 mmHg de réduction de la pression artérielle systolique qui s’est maintenue durant le suivi, et ce sans aucune complication. La patiente a été revue un mois plus tard et elle se trouvait dans une bonne forme.

Les données de l’essai clinique européen ont été publiées il y a une année. Par ailleurs, ce dispositif médical va être évalué dans le cadre d’un programme de recherche clinique avec la coordination du professeur Atul Pathak et ce stent devrait être disponible prochainement dans des centres français de soins.
À Toulouse, les essais cliniques sont accessibles aux patients souffrant d’une hypertension artérielle et qui veulent accéder à cette prise en charge dans le cadre du programme de l’unité clinique de recherche.