Une avancée des chercheurs de l’université de Yale et de la Cleveland Clinic permettra aux chirurgiens de cibler plus précisément les zones du cerveau causant des symptômes débilitants chez des patients non soulagés par les médicaments candidats à la chirurgie.

La technologie appelée magnétoencéphalographie ou MEG mesure de petites quantités d’activité électromagnétique à la surface des zones cérébrales épileptiques. Les chercheurs y proposent une nouvelle utilisation.

L’enregistrement des crises au cours de la MEG de routine chez certains candidats chirurgicaux peut aider à identifier précisément les zones touchées du cerveau et, dans certains cas, même nier la nécessité de procéder à des évaluations EEG intracrâniennes invasives avant la chirurgie.

L’auteur principal de l’étude publiée dans la revue JAMA Neurology est le Dr RafeedAlkawadri, professeur adjoint de neurologie à Yale et directeur du Yale HumanBrainMapping Program.

Ainsi, l’Importance La littérature sur la magnétoencéphalographie ictale (MEG) dans la pratique clinique et la relation avec d’autres modalités est limitée en raison de la brièveté des études de routine.

L’objectif de la recherche est d’étudier l’utilité et la fiabilité de MEG ictal dans la localisation de la zone épileptogène.

Pour ce faire, une revue rétrospective des dossiers médicaux et une analyse prospective d’une nouvelle méthode d’analyse du rythme ictal ont été menées dans un centre d’épilepsie tertiaire avec une large base de référence pour l’évaluation de la chirurgie épileptique. Un total de 377 études examinées. Les données ont été analysées de novembre 2011 à octobre 2015.

Résultats, parmi les 44 patients inclus, l’âge moyen (ET) au moment de l’enregistrement était de 19,3 (14,9) ans et 25 (57%) étaient des hommes. La durée moyenne d’enregistrement était de 51,2 minutes. Les crises ont été provoquées par des déclencheurs connus chez 3 patients et étaient spontanées dans le cas contraire.

Vingt-cinq patients (57%) ont eu une crise, 6 patients (14%) ont eu 2 et 13 (30%) 3 crises ou plus. La magnétoencéphalographie a été réalisée chez 29 patients (66%), dont 8 (28%) n’avaient pas de décharge intercritale claire.

Une concordance sublobaire entre les dipôles ictal et intercritique a été observée chez 18 des 21 patients (86%). Trois patients (7%) présentaient des profils MEG ictaux clairs sans changements d’électroencéphalographie.

Les dipôles MEG d’Ictal ont été corrélés avec le lobe de début chez 7 des 8 patients (88%) qui ont subi des évaluations d’électroencéphalographie intracrânienne. Les raisons de l’échec de l’identification des dipôles ictaux incluaient des profils ictaux dipolaires diffus ou médiocres, aucun changement de MEG et un artefact de mouvement. La résection des zones contenant une estimation de la norme minimale d’une bande étroite au début, a été associée à une liberté de crise prolongée.

Les données MEG Ictal peuvent fournir une localisation fiable, y compris dans les cas difficiles à localiser par d’autres modalités. Ces résultats soutiennent l’utilisation de la localisation de source étendue pour les crises enregistrées au cours de MEG.

Crédit Photo : Yale University
Source : Yale University, JAMA Neurology