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C’est une étude récente qui a été réalisée par des équipes de chercheurs de l’Université d’Etat de New York et de la Texas School of Dentistry démontrant les risques élevés de développement d’une pathologie cancéreuse pour les patients atteints d’une parodontite qu’ils soient fumeurs ou non fumeurs.

Lien de causalité entre parodontie et cancers

Cette étude récente de cohorte prospective menée auprès de 65.869 femmes âgées de 54 à 86 ans, participant à la Women’s Health Initiative et souffrant de maladie parodontale et suivies en moyenne durant plus de 8 ans, a enregistré au total 7.149 cas de cancer.
L’analyse scientifique adémontré que la pathologie parodontale est associée à un risque accru de cancer à un pourcentage avoisinant les 14%.
En fait, ‘le lien de causalité’ le plus fort se révèle être avec le cancer de l’œsophage avec un risque multiplié par trois chez les femmes atteintes de maladie parodontale.
L’incidence du cancer du poumon, de la vésicule biliaire, le cancer du sein, celui de la peau s’avère aussi plus élevée avec la parodontite.
Certains cancers, comme le cancer du sein, le cancer du poumon et le cancer de la vésicule biliaire, sont raccordés à un risque encore plus élevé chez les femmes qui avaient fumé et avaient ou avaient développé une maladie parodontale.
D’autres maladies oncologiques, comme le mélanome, sont raccordés à un risque accru chez les femmes qui n’ont jamais fumé mais ont une histoire de maladie parodontale.
L’hypothèse est formulée ; les chercheurs américains considèrent que le passage de pathogènes oraux dans le sang pour arriver aux organes ou au bout des tissus de l’organisme peut provoquer ou faciliter le mécanisme de la carcinogenèse.
 
En effet, les pathogènes parodontaux peuvent plus facilement accéder à la muqueuse œsophagienne et l’infecter en favorisant le risque de cancer au niveau de cet organe ou de l’appareil digestif au complet.