Le myélome multiple est le deuxième cancer hématologique.

Cette atteinte oncologique est une hémopathie maligne qui est aussi appelé cancer de la moelle osseuse. Il se caractérise par la prolifération excessive dans la moelle osseuse d’un type de globule blanc ou encore plasmocyte. Cette maladie oncologique se déclare par d’intenses douleurs osseuses et des fractures généralisées. Ce type de cancer est l’un des rares cancers dont l’incidence est en augmentation.
Dans ce contexte, des chercheurs du centre de recherches en cancérologie et de l’institut universitaire du cancer de Toulouse ont mis en lumière une nouvelle stratégie de traitement ciblée sur des marqueurs inflammatoires.
Ils ont trouvé à partir des données de bases d’un groupe de 152 patients une molécule inflammatoire impliquée dans le mécanisme de ce myélome. Il s’agit de l’interleukine 18 (IL-18), molécule qui diminue les défenses immunitaires et empêche les cellules T immunitaires d’identifier et de détruire les cellules cancéreuses.
Une concentration élevée d’IL-18 active le développement du myélome dans la moelle osseuse. D’autre part, IL-18 limite l’efficacité des traitements actuels.
Toutefois à l’heure actuelle, il est possible de neutraliser cette interleukine grâce à des anticorps monoclonaux ou des inhibiteurs pharmacologiques. Selon les chercheurs français, inhiber cette molécule pourrait donc permettre de traiter le patient de manière plus efficace.
Les scientifiques vont aussi explorer et déterminer dans de prochains travaux si ce type de phénomène est retrouvé dans d’autres cancers comme par exemple les métastases mammaires et le cancer de la prostate susceptibles de s’installer aussi dans la moelle osseuse.