Une étude américaine récente réalisée par des chercheurs de l’Université de Michigan a démontré que la pollution est un facteur de risque d’une maladie rhumatismale chronique, la polyarthrite rhumatoïde.
C’est la plus courante des maladies rhumatismales inflammatoires chroniques. Cette affection rhumatismale sévère d’origine auto-immune entraîne une dégénérescence osseuse et des douleurs.
Cette maladie rhumatismale affecte environ 1% de la population générale, particulièrement les femmes autour de 50 ans.

Les chercheurs de l’Université du Michigan aux Etats-Unis ont mené une étude pour comprendre s’il existait un lien entre la polyarthrite rhumatoïde, une pathologie articulaire inflammatoire chronique et des facteurs environnementaux comme la pollution.

Corrélation entre l’expression du gène HLA et des polluants environnementaux

Au cours de cette étude scientifique, les chercheurs ont constaté la corrélation entre l’expression du gène HLA et des polluants environnementaux et une interaction avec la pollution atmosphérique.
Parmi les polluants qui ont été considéré, il y a la dioxine, une substance altéragène et athérogène appartenant à la famille des hydrocarbures. « Nous avons trouvé une enzyme particulière agissant comme un « canal dans la cellule » mettant en contact le gène HLA et la dioxine. Les deux coupables marcheraient donc ensemble pour faire des dégâts plus importants, parmi lesquels la destruction osseuse », a révélé le Dr Joseph Holoshitz, professeur de médecine interne à l’Université du Michigan et auteur principal dans cette étude.
Les scientifiques ont dévouvert également que le gène HLA engendre une survenue d’une forme plus sévère de la polyarthrite rhumatoïde chez les tabagiques.

Les résultats de cette étude clinique ont été publiés dans la revue médicale « Proceedings of the National Academy Sciences (PNAS) ».