La consommation de probiotiques consommés en cours de grossesse permettraient de réduire les risques de pré-éclampsie et de naissance prématurée.

C’est ce qui ressort d’un travail observationnel d’une étude suédoise et norvégienne parue récemment dans le British Medical Journal. En revanche, selon les chercheurs norvégiens et suédois, le moment de prise de ces produits est crucial.

Les probiotiques sont des micro-organismes, des bactéries vivantes, présentes naturellement dans les produits fermentés (lait, yaourts…) et sont conseillés pour la régulation de la flore intestinale. Par ailleurs, de nombreux travaux de recherches ont déjà montré l’intérêt de ces produits, notamment sur le système immunitaire. De récents travaux suggéraient que ces probiotiques pourraient réduire certaines complications de la grossesse.
Les scientifiques suédois et norvégiens ont souhaité remonter cette piste. Pour ce faire, ils ont analysés les dossiers de 70 149 femmes enceintes, entre 1999 et 2008, issues de la cohorte « Norwegian Mother and Child ».
Au cours de cette étude scientifique, les futures mamans ont fourni des informations sur plusieurs paramètres et indicateurs de leur quotidien particulièrement leur alimentation, leur mode de vie, etc. Elles ont aussi renseigné leur consommation de différents produits laitiers contenant des bactéries probiotiques avant et pendant leur grossesse.
23% des femmes enceintes ont indiqué avoir consommé différents produits laitiers avant leur grossesse alors que 37% des femmes en ont consommé au début de la grossesse, et 32% des femmes enceintes à la fin. Les conclusions de cette étude médicale est que celles qui avaient consommé ces micro-organismes en fin de grossesse présentaient un risque réduit de pré-éclampsie.
Le timing de la prescription et la prise en charge par des probiotiques serait important. Autre résultat marquant, les femmes enceintes qui avaient pris des produits laitiers origines de probiotiques en début de grossesse avaient un risque plus faible d’accouchement prématuré. Selon les scientifiques, il s’agit d’une étude observationnelle, de sorte qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée quant au rapport de cause à effet.
Les chercheurs concluent tout de même que ces résultats pourrait conduire à des mesures préventives de santé publique visant à diminuer le nombre de complications liées à la grossesse.