L’OMS renforce la lutte contre les géohelminthiases

Les géohelminthiases sont des infections courantes partout dans le monde. Les populations pauvres et défavorisées sont les plus touchées par les vers intestinaux parasites.

Ces infections sont transmises par les oeufs présents dans les déjections humaines ou animales, qui contaminent le sol et l’eau là où l’assainissement et l’hygiène sont défaillants ou inexistants.
Les oeufs se retrouvent sur les légumes et lorsque ceux-ci ne sont pas suffisamment nettoyés et cuits, les oeufs sont ingérés; ils se retrouvent dans l’eau qui n’est pas correctement traitées avant consommation, ils se retrouvent dans le sol ou jouent les enfants…
Dans certains cas comme pour les nématodes, ce sont les formes adultes de ces vers qui pénètre dans la peau lorsque les gens marchent pieds nus sur un sol contaminé.

Selon l’OMS, 1.5 milliards de personnes, soit près de 24% de la population mondiale, souffrent de ces infections, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales et surtout en Afrique subsaharienne, dans les Amériques, en Chine et en Asie orientale.

«Un consensus mondial reposant sur des bases factuelles s’est dégagé pour reconnaître que la vermifugation périodique et à grande échelle constitue le meilleur moyen de réduire les souffrances causées par les vers intestinaux», déclare le Dr Dirk Engels, Directeur du Département OMS Maladies tropicales négligées

Le programme de l’OMS préconise de fournir une à deux fois par an, selon la prévalence de l’infection dans la population, un traitement systématique :

– aux enfants d’âge préscolaire;
– aux enfants d’âge scolaire;
– aux femmes en âge de procréer (y compris les femmes enceintes au deuxième et au troisième trimestre de grossesse et les femmes allaitantes);
– aux adultes exerçant des métiers à haut risque, en lien avec la terre.

Cependant la vermifugation n’est pas une solution suffisante, «L’amélioration de l’hygiène de base, des services d’assainissement et de l’éducation sanitaire, et l’approvisionnement en eau potable sont également essentiels pour remédier aux problèmes de santé et nutritionnels causés par les vers intestinaux», ajoute le Dr Francesco Branca.

Toujours selon l’OMS, en 2015, seuls 39% de la population mondiale avaient accès à des moyens d’assainissement sûrs, et 71% à l’eau potable.

L’objectif de l’OMS est de traiter régulièrement au moins 75% des enfants dans les régions à risque, soit 873 millions d’enfants et d’éliminer, d’ici 2020, la morbidité due aux vers intestinaux chez l’enfant.

Source : Communiqué de Presse de l’OMS du Septembre 2017 – L’OMS recommande la vermifugation à grande échelle pour améliorer la santé et la nutrition des enfants.
Crédit photo : Domaine public- Dujardin, F. (1845). Histoire naturelle des helminthes ou vers intestinaux. Paris: Librairie encyclopédique de Roret.

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