Conversations de Salerne : rôle de la société civile dans le domaine de la santé

C’est de là qu’est venue l’idée d’organiser la 6ème édition des « Conversations de Salerne » autour du rôle de la société civile dans le domaine de la santé. Cette rencontre euro-méditerranéenne s’est tenue à Tunis le 30 mai dernier, sous le patronage du Ministre de la culture et de la communication et du Ministre de la santé de la République française, avec le parrainage du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée. La journée a été organisée par l’association Esmâani, en collaboration avec l’hôpital d’enfants Béchir Hamza, l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille et Marseille-Provence, capitale européenne de la culture. Associations, Fondations et bénévoles méditerranéens ont participé à cette table-ronde, notamment l’Association « Le rire médecin » (France), représentée par sa fondatrice Caroline Simonds, Danuta Pieter, Déléguée générale, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de (France), Dr Kalthoum Kazdaghli, de l’hôpital d’enfants Béchir Hamza (Tunis), les Associations « Tunaide» et « Santé Sud », ainsi que des pédiatres et psychologues de Tunis, Alger et Marseille. Les interventions des participants se sont principalement centrées sur l’importance de la communication verbale et non verbale en milieu hospitalier, du rire et des animations pour les enfants, avec une présentation des différentes associations méditerranéennes présentes lors de cette rencontre et dont l’activité principale est d’intégrer les hôpitaux et de participer au processus des traitements par l’accompagnement du malade.

Comment la société civile peut-elle intégrer les hôpitaux ?

Le rôle de quelques associations tunisiennes et étrangères est de viser les hôpitaux, les enfants malades ou handicapés étant le centre de leur intérêt, et ce dans le but de les soutenir et accompagner leurs familles dans les moments difficiles. Un enfant hospitalisé, loin de ses parents et de sa famille, se sent forcément angoissé et seul. Le but de ces associations est donc de partager avec lui sa souffrance, de tenter de le réconforter et de lui faire oublier la maladie. Certaines associations engagent des clowns formés ou des comédiens professionnels

dans le but d’animer les services hospitaliers, d’autres optent pour l’organisation de spectacles comiques et d’animations pendant les fêtes. Le rire est très important pour le malade et surtout pour les enfants. Il permet d’atténuer la douleur et la souffrance et de changer un peu l’image de prison qu’a chaque enfant de l’hôpital.

Quand soignant et patient communiquent

La communication entre le patient et le soignant est très importante et il est, malheureusement, à remarquer qu’en milieu hospitalier le bât blesse de ce point de vue, cet échange étant quasi introuvable d’après les études menées, d’où l’urgence de faire appel à la société civile, dont le rôle essentiel est d’apaiser la douleur, d’expliquer au moyen de mots simples et d’aider les patients. Un enfant silencieux est un enfant qui souffre beaucoup, raison pour laquelle le faire rire, le faire parler, peut l’aider à évacuer ses frustrations. Le problème des facultés de médecine réside dans le fait qu’elles n’incluent pas de formation spécialisée en communication, d’où le manque d’échanges que l’on peut remarquer dans les hôpitaux. C’est pour cela que l’intervention des associations et de la société civile est importante, dans la mesure où elle compense cette lacune et crée un climat de sérénité et de confiance durant le processus de traitement.

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