Les bonnes nouvelles en matière de cancer sont suffisamment rares pour s’enthousiasmer dès que des résultats prometteurs soient rendus publics.
Des chercheurs italiens annoncent en effet que les taux de mortalité par cancer vont continuer de baisser dans l’UE en 2018, exception faite des pathologies oncologiques comme le cancer du poumon et celui du pancréas chez les femmes. Les scientifiques milanais ont indiqué par là même occasion que le cancer colorectal est particulièrement concerné par cette baisse.

Hela Kochbati

Des maladies cancéreuses ressemblent aujourd’hui à des maladies chroniques grâce aux avancées thérapeutiques.

Dans leur étude médicale publiée dans le journal « Annals of Oncology », les scientifiques italiens prédisent dans que « pour la plupart des cancers les taux de mortalité dans l’Union européenne (UE) continueront à baisser cette année par rapport à l’année 2012 ». Toutefois les chercheurs ont révélé que pour les cancers du pancréas et du poumon, ces taux vont continuer à augmenter chez les femmes.

Pour les chercheurs italiens de l’Université de Milan, le grand succès réside dans le déclin du cancer colorectal.
Ce cancer colorectal évolue dans sa prise en charge grâce à de nouvelles pistes thérapeutiques et peut être traité même à des stades avancés. Le dépistage et le diagnostic précoces de ce cancer sont importants.
Selon eux, en 2018, les taux de mortalité liés à cette maladie seront cette année inférieurs de 7% par rapport à 2012 (soit -10,3% pour les hommes et -5% pour les femmes).
Le Pr Carlo La Vecchia, principal auteur dans ce travail scientifique, a attribué ces excellents résultats à l’efficacité du dépistage du cancer colorectal.

Il est à souligner en effet que, dépisté à temps, le cancer colorectal peut être guéri dans neuf cas sur dix et que le test de dépistage est recommandé tous les 2 ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans.