Bien qu’il y ait encore du chemin à parcourir avant que l’ADN du sang puisse être utilisé pour la détection du cancer à grande échelle, une recherche présentée lors du congrès mondial sur le cancer (Asco, American Society Of Clinical Oncology) Circulating Cell-free Genome Atlas (CCGA) évoque des résultats prometteurs.
 
Un premier rapport de la vaste étude effectuée par les chercheurs de l’Institut de cancérologie Dana Farber de Boston sur le Circulating Cell-free Genome Atlas (CCGA) fournit des preuves préliminaires qu’un test sanguin peut être en mesure de détecter un cancer du poumon à un stade précoce.

C’est l’une des premières études à explorer des tests sanguins analysant l’ADN libre circulant comme un outil pour la détection précoce du cancer.

En effet, l’étude de la GCAC montre qu’il est possible de détecter le cancer du poumon à un stade précoce à l’aide du séquençage du génome.
Les taux de survie sont significativement plus élevés lorsque le cancer du poumon est diagnostiqué précocement. Aux États-Unis, le US Preventive Services Task Force (USPSTF) recommande le dépistage annuel du cancer du poumon par tomodensitométrie à faible dose (TPPS) pour les personnes ayant des antécédents de tabagisme importants.
 
Un test sanguin qui peut être fait par un simple prélèvement sanguin au cabinet du médecin peut améliorer les taux de dépistage du cancer du poumon, mais avant que ce test puisse être largement utilisé, une validation supplémentaire des ensembles de données plus large et selon des études auprès des personnes non diagnostiquées avec le cancer, serait nécessaire.
 

L’analyse de l’ADN libre circulant dans le sang est déjà utilisée pour aider à choisir des thérapies ciblées (par exemple, le test de mutation cobas EGFR), mais de telles « biopsies liquides » sont utilisées uniquement pour les personnes atteintes d’un cancer du poumon sans un stade avancé.
 
Les principales conclusions évoquent que parmi les 127 participants atteints d’un cancer du poumon, le signal biologique du cancer du poumon était comparable d’un essai à l’autre et le signal augmentait avec le stade du cancer. À une spécificité de 98%, le test WGBS a détecté 41% des cancers du poumon à un stade précoce (stade I-IIIA) et 89% des cancers à un stade avancé (stade IIIB-IV).
 
Le test WGS était également efficace, détectant 38% des cancers à un stade précoce et 87% des cancers à un stade avancé, tandis que le test ciblé détectait 51% des cancers à un stade précoce et 89% des cancers à un stade avancé.
 
Les premiers résultats ont montré que les trois tests prototypes pouvaient détecter un cancer du poumon avec un faible taux de résultats faussement positifs (un faux positif se produit lorsque le test suggère qu’une personne a un cancer alors qu’il n’y a pas de cancer). Parmi les 580 échantillons témoins (provenant de personnes sans cancer au moment de l’inscription à l’étude) dans la sous-étude, cinq (<1%) avaient un signal similaire au cancer pour les trois essais. Parmi ces cinq participants, deux ont ensuite été diagnostiqués avec un cancer (un avec cancer de l'ovaire de stade III et un avec cancer de l'endomètre de stade II), soulignant le potentiel d'un tel test pour identifier les cancers à un stade précoce.
Paru dans le American Society Of Clinical Oncology, new releases