Un arrêt cardiaque peut conduire à des lésions cérébrales : une équipe de chercheurs ont découvert des connexions importantes dans le cerveau de patients comateux qui pourraient aider les médecins à savoir comment les traiter au mieux en réduisant le risque d’altérations au cerveau.

RCP réanimation cardio-pulmonaire immédiate

La réanimation cardio-pulmonaire immédiate (RCP) peut doubler ou tripler la probabilité qu’une personne survive à un arrêt cardiaque, mais les survivants font souvent face à des difficultés, en particulier cérébrales.
Dr Karen Hirsch, neurologue et directrice des programmes de soins neurocritiques au Stanford Stroke Centre, étudie la meilleure façon de traiter le cerveau des patients après un arrêt cardiaque.
 
Généralement, ce qui se passe avec les arrêts cardiaques est que le coeur est complètement arrêté, ou incapable de fournir de l’approvisionnement en sang à tout le corps. C’est pourquoi le démarrage de la RCP est si important car les compressions thoraciques aident la circulation sanguine dans tout le corps, ce qui réduit le risque de lésion des organes.
 
Les médecins ont une certaine compréhension des traitements qui conduisent généralement aux meilleurs résultats dans le cas des arrêts cardiaques. Certains patients reçoivent une hypothermie thérapeutique et ont généralement de meilleurs résultats car le fait d’abaisser la température corporelle aide à la survie des cellules dont le besoin d’oxygène diminue, limitant de la sorte toute lésions cérébrales.
 
La réanimation cardio-pulmonaire et l’hypothermie thérapeutique sont autant de methods approuvées pour les cas d’arrêts cardiaques.
 

Mais pourquoi ne pas se focaliser sur le cerveau qui risque des lésions pour les prévenir en fin de compte ?

La directrice des programmes de soins neurocritiques au Stanford Stroke Centre utilise les techniques d’IRM avancées pour rechercher des réseaux cérébraux en développement. Ces réseaux pourraient fournir des indices sur la probabilité de retrouver la fonction cérébrale d’un patient et prévenir ainsi toute lésion. En outre, Hirsch prend des données d’électroencéphalogrammes – un test qui détecte l’activité électrique dans le cerveau –et croise les données avec l’information de l’IRM afin d’apprendre comment mieux traiter ces patients.
 
Un examen et une analyse du signal, de la puissance, de la fréquence et comment les différents signaux se combinent, amènent à des déductions de certaines «signatures», ou des éléments d’information qui peuvent être communs d’un patient à un autre.

Source : American Heart Association