Humour déplacé et Sexisme ?

Pauline, une étudiante en 6ème année à la Faculté de médecine de Paris a eu un choc en lisant une des questions posées dans un QCM lors d’un examen blanc et qui se déclinait ainsi :
« Une patiente de 35 ans reçoit une fessée sur son lieu de travail par son supérieur hiérarchique devant ses collègues. Elle consulte aux urgences. Vous réalisez A-un bilan somatique, B-un bilan psychologique, C-une déclaration d’accident du travail, D-un certificat médical initial descriptif, E-vous lui demandez d’allez au coin car elle n’a pas été sage ».
La réaction de certains internautes à la publication, par Pauline, de cette question sur Tweeter, le 8 avril, a été édifiante, puisqu’elle a été accusée de « manquer d’humour ». N’ont-ils pas compris que l’atteinte à la dignité humaine ne peut, en aucun cas, donner matière à rire ? La question, en elle-même, ne dénote-t-elle pas d’une certaine condescendance de la part des professionnels masculins de la santé à l’égard de leurs consœurs, en particulier, et des femmes en général ?
Parmi les officiels français, c’est d’ailleurs une femme, la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui s’est indignée sur le réseau social : « La question se voulait humoristique ? C’est raté. Et sexiste. Donc inacceptable ».

Combien de temps encore, le milieu professionnel ou autre seront-ils le théâtre d’attitudes sexistes envers la gente féminine ?

Combien de temps encore, certaines Tunisiennes penseront que porter le voile, signe de soumission, les protège contre de telles atteintes ?