La prise d’un échantillon sanguin pour prévenir une récidivité d’un cancer de la peau

Une simple prise de sang permet d’analyser l’ADN de la tumeur cutanée et pourrait donner lieu à des traitements d’immunothérapie précoce pour ainsi augmenter les chances de survie des patients.

Cette découverte est porteuse d’espoir pour les patients ayant développé un mélanome de la peau, les plus à risque de récidive, ces patients pourraient alors bénéficier de nouveaux traitements d’immunothérapie, conclut une étude britannique publiée ce mercredi 6 décembre dans la revue « Annals of Oncology ».

Des chercheurs du Cancer Research UK, le centre de recherche britannique et association caritative de lutte contre le cancer et du centre de cancérologie Christie NHS Foundation Trust ont analysé le sang de 161 patients atteints d’un mélanome de stade 2 et 3 prélevé après avoir subi une opération. Ils ont notamment cherché des anomalies spécifiques à deux gènes (BRAF et NRAS) que l’on retrouve dans 70% des cancers de la peau.
Cinq ans après, seuls 33% des patients qui avaient une analyse de sang positive sur l’un des deux gènes étaient vivants, comparativement aux 65% pour qui le test avait été négatif, rapporte l’étude médicale d’oncologie.

Par ailleurs, les résultats ont montré également que le cancer de la peau avait plus de risque de réapparaître l’année suivant la chirurgie, chez les patients présentant des anomalies sur un des gènes.
La prochaine étape sera de tester cette approche lors d’un essai clinique où les patients seront amenés à faire des analyses de sang régulières après la fin de leur traitement initial.

Les traitements par immunothérapie, cheval de bataille des chercheurs en oncologie pour traiter notamment les cancers les plus avancés, consistent à faire reconnaître les cellules cancéreuses par le système immunitaire qui peut ainsi les combattre, comme un vaccin. Pour l’heure, ils ont donné de bons résultats validés lors d’essais cliniques concernant le mélanome de la peau.
Chaque année, 200 mille nouveaux cas de mélanome sont diagnostiqués dans le monde, dont trois quarts sont en rapport avec une exposition excessive au soleil principalement au cours de l’enfance.