Organisé le 23 avril 2016 à l’hôtel Concorde aux Berges du Lac, avec la collaboration du Comité national olympique tunisien et le Centre national de médecine et des sciences du sport, le congrès annuel de la Société tunisienne de médecine du sport s’est déroulé en présence du ministre de la Jeunesse et des sports et sous le signe des jeux olympiques de Rio. En effet, et avec l’intitulé évocateur « Médecine sportive, objectif Rio de Janeiro 2016 », les sujets principalement traités étaient les recommandations relatives à la préparation médicale des sportifs en vue des jeux olympiques à venir, les nouvelles réglementations concernant le dopage et les actualités médicales de la FIFA.

Héla Kochbati

Les jeux olympiques de Rio de Janeiro se dérouleront du 5 au 21 août 2016 et plus de 10.500 athlètes de 206 comités nationaux olympiques (CNO) prendront part à cet événement qui comportera 28 disciplines incluant le rugby à sept et le golf, ajoutés par le Comité international olympique (CIO) en 2009. La préparation physique et médicale des sportifs qui y participent étant assez importante et laborieuse, quelques mois à peine avant que la vasque ne s’allume, et nécessitant une collaboration étroite entre intervenants pluridisciplinaires, entraineurs, médecins du sport, kinésithérapeutes, nutritionnistes, etc., une somme de 2,2 millions de dinars (MD) lui a été allouée. Un programme a été concocté pour que nos athlètes s’adaptent facilement au climat dès leur arrivée à Rio et se lancent à la conquête des médailles : familiarisation avec les épreuves, simulation de l’environnement et informations relatives aux nouvelles lois adoptées par le CIO.

Parmi les sportifs choisis pour représenter la Tunisie aux jeux olympiques de 2016, figurent Habiba Ghribi en athlétisme, Oussama Mallouli en natation, Inès Boubakri, Sarra et Azza Besbès en escrime, Fayçal Jaballah et Nihel Cheikhrouhou en judo, Yassine Trabelsi en taekwondo et Karem Ben Hnia en haltérophilie.

Dr Khaled Maaref – Professeur agrégé en médecine à la Faculté de médecine de Sousse et au CHU Sahloul

Quels sont les deux types de ligamentoplastie du genou ?

Il faut remarquer que plusieurs techniques chirurgicales de ligamentoplastie du genou existent. Les deux principales et fameuses techniques sont celle de Kenneth Jones (KJ), par prélèvement et autogreffe d’un tendon rotulien, qui se trouve sur la face interne du genou, et celle par prélèvement et autogreffe du droit interne et du demi-tendineux (DIDT) se trouvant sur la face postéro-latérale du genou. Ce sont deux techniques différentes qui donnent exactement le même résultat, le choix de l’une ou de l’autre dépend de l’habitude du chirurgien qui va effectuer l’intervention.

Comment se passe la rééducation après une ligamentoplastie du genou ?

A ce niveau, plusieurs protocoles sont possibles mais ils comportent tous quatre phases : la phase de cicatrisation, la phase de verrouillage actif du genou, durant laquelle le sportif abandonne les cales et l’atèle, la phase de consolidation, le sportif reprend alors les activités de la vie quotidienne, et la phase de réathlétisation, au cours de laquelle le sportif doit sortir du cabinet ou du centre de physiothérapie et pratiquer la réadaptation finale, c’est-à-dire sur le terrain et sous surveillance du médecin, du kinésithérapeute et du préparateur physique.

Qu’en est-il du consensus lié au retour d’un sportif de haut niveau après une ligamentoplastie ?

Il n’existe pas de consensus relatif à la date de retour aux activités sportives. Pour certains joueurs, comme Sami Khedhira, un footballeur international, il a fallu 5 mois et 25 jours mais pour d’autres, 8 à 9 mois peuvent être indispensables. La reprise du sport peut être possible à partir du sixième mois comme elle peut se faire au huitième mois. C’est au cas par cas. Certains arguments cliniques (pas de douleurs par exemple) sont nécessaires pour autoriser la reprise. Cependant, seul le mental du sportif déterminera le retour ou non à son niveau initial. Il faut donc tenir compte d’une part de subjectivité dans ce protocole, laquelle fait en sorte que des sportifs reprennent plus tôt que d’autres.

Quels sont les critères d’évaluation clinique après reconstitution du ligament croisé antérieur ?

Plusieurs critères entrent en ligne de compte, à savoir la douleur, l’hydarthrose, la mobilité à un an (flexion /extension), la force musculaire, qu’il est possible d’évaluer visuellement ou à l’aide d’instruments à partir du quatrième mois. Après une année, un sportif récupère 80 % de sa force musculaire et au bout de deux ans, il acquiert 90 % de sa tonicité musculaire. Sans oublier la proprioception, cette notion très importante qui consiste en la perception musculo-articulaire et qui peut être relative ou massive lors d’attitudes du membre. Elle fonctionne grâce à de nombreux récepteurs musculaires et ligamentaires et aux voies et centres nerveux impliqués. Les facteurs de réussite d’une ligamentoplastie dépendent de l’âge du sportif et de son psychisme.

Quels conseils donneriez-vous aux sportifs dans le cadre de la préparation des prochains jeux olympiques ?

Je leur dirais qu’il faut s’appliquer et, surtout, être capable d’une grande force mentale. Je prends, par exemple, le cas d’un athlète qui a subi une ligamentoplastie réussie et qui s’apprête à participer à une compétition. D’un point de vue mécanique, le genou est stable et les muscles sont puissants mais le sportif ne parvient pas à retrouver son niveau de performance, c’est là tout le problème. Un accident survenant au summum de son art et le blessant l’oblige à interrompre toute activité physique, il vit alors très mal cette période où il ne peut pratiquer, assis sur le banc ou au centre de kinésithérapie. Selon moi, s’il y a une recommandation à faire, c’est de suivre les protocoles thérapeutiques, surtout booster son mental et se préparer pour les épreuves longtemps à l’avance. Mieux vaut, pour attaquer la compétition, retourner tardivement sur le terrain mais mentalement fort que faire un retour précoce avec un mental fragile. Après une ligamentoplastie, l’équipe qui soutient et encadre le sportif, les dirigeants, l’entraîneur, le préparateur physique et également les supporters mettent une grande pression sur ses épaules et attendent le même niveau de performance qu’avant l’accident. Ce qui est fort difficile pour ne pas dire impossible. Plus de clémence à son égard l’aiderait davantage à recouvrer toutes ses capacités.

Dr Fayçal Khachnaoui – Médecin du sport

Quelles sont les difficultés de diagnostic pour une entorse de la cheville ?

Le diagnostic de l’entorse de la cheville est très aisé mais il est parfois posé avec excès et c’est là que réside le vrai problème. Il est parfois possible de passer à côté d’autres problèmes sérieux à l’origine de cette lésion. Tout traumatisme au niveau de la cheville n’est pas forcément une entorse.

Lorsque le sportif subit une entorse doit-il aller aux urgences ?

D’après moi, il est alors capital de se rendre aux urgences et ce, non pas du fait de la gravité de la situation mais plus la prise en charge est précoce et plus les chances d’obtenir de bons résultats sont grandes. Ce n’est pas forcément grave, cependant il faut rapidement immobiliser la cheville et mettre de la glace pour empêcher l’apparition d’un œdème. Dans ces cas là, certes, on traite la cheville mais on prend aussi en compte les séquelles psychologiques d’une immobilisation de l’athlète, toute une discipline sportive en dépend, au-delà de la lésion.

Quel protocole thérapeutique faut-il adopter dans ce cas ?

Concernant le protocole médical, les traitements sont clairs et varient selon les cas pour les médecins soignants. Les kinésithérapeutes savent comment renforcer les muscles et restaurer la mobilité et la stabilité de la cheville. Lors de la prise en charge, il faut garder à l’esprit que l’on traite le sportif et non pas une lésion. Nous avons à faire à un être humain dans toutes ses composantes, professionnelle, personnelle et mentale, avec ses engagements dans la compétition. Dans ce contexte, ces éléments requièrent une vision beaucoup plus large pour ne pas passer à côté de l’essentiel.

Quels éléments sont à retenir pour une bonne prise en charge de l’entorse chez un sportif qualifié ?

Pour les sportifs de haut niveau, la situation est un peu spéciale. Un sportif qualifié n’est pas « monsieur tout le monde ». Un sportif de haut niveau a des engagements et des contraintes liées à la compétition, par conséquent il faut focaliser sur les différentes préparations, le plus tôt possible, en restant vigilent notamment pour les sportifs ayant eu des lésions de la cheville, afin de ne pas biaiser sur les délais de cicatrisation.

Quels sont ces délais ?

Lorsque la lésion de la cheville est bénigne, le rétablissement peut généralement être rapide, entre 10 à 15 jours, avec reprise d’un niveau convenable. Pour les entorses de moyenne gravité, la guérison peut prendre jusqu’à six semaines. Concernant l’entorse grave, cela peut aller jusqu’à trois mois par rapport à la cheville mais beaucoup plus de temps peut être nécessaire pour que l’athlète retrouve son niveau initial de performance. La douleur n’empêche pas, toutefois, le sujet de renforcer ses membres inférieurs, ses muscles brachiaux, d’entretenir ses capacités cardiaques et d’être impliqué dans le groupe pour éviter son isolement. Lors des compétitions, trois aspects sont pris en compte : premièrement le physique, deuxièmement le mental et troisièmement la psychologie. Ils sont essentiels pour aboutir à une meilleure performance.

Dr Kamoun Hamed – Spécialiste en médecine physique et de réadaptation à Sousse

Voilà trente ans, aujourd’hui, que ce congrès annuel est organisé et je saisis l’occasion pour remercier ses initiateurs et les cliniciens qui ont participé à la réussite et au développement d’un tel événement, dont le professeur en cardiologie, Dr Mohamed Gueddiche, Zakia Baltaji, membre de la Fédération tunisienne de football, Dr Mustapaha Abid et bien d’autres. C’est un congrès multidisciplinaire qui concerne les médecins du sport, les médecins généralistes, les rhumatologues, les orthopédistes, les kinésithérapeutes et aussi le staff technique et les préparateurs physiques. Malheureusement, le point noir, dans ce meeting, est que je n’ai vu ni entraineurs ni préparateurs physiques. Il est possible que les organisateurs n’aient pas insisté pour les inviter mais ils étaient au fait de la tenue de ce congrès. C’est pourquoi j’insiste sur la notion de coordination étroite entre le corps médical et les techniciens pour une meilleure condition physique des sportifs, pour leurs résultats et pour le bien du sport tunisien. Quant aux jeux olympiques, le démarrage des préparations va se faire en partie au cours du mois de Ramadan. Celles-ci visent le gain de temps en matière d’acclimatation de nos joueurs, avec le problème de l’humidité, la nutrition, l’hydratation, la récupération après les entrainements sur site et la question du virus Zika. Ces thèmes ont été communiqués par des experts et nous espérons que l’informations sera diffusée et transmise à bon escient.

Dr Catherine Dziri – Chef de service de médecine physique et réadaptation à l’Institut d’orthopédie de Tunis

Quels sont les piliers de l’éducation posturale chez le sportif ?

Il est important de prendre en compte la posturologie en matière de sport et beaucoup d’acteurs sont amenés à y participer. Dans certaines activités sportives, il n’est pas difficile de maintenir une bonne posture. On doit s’opposer aux forces extérieures, bien se situer dans l’espace structuré et surtout chercher à renforcer cet équilibre. Dans le maintien du système postural, on doit considérer l’équilibre en position statique, debout et dynamique, la musculature, les récepteurs sensoriels situés au niveau des yeux, ceux de l’oreille, de la peau et des pieds. Tout cela est très bien centralisé et coordonné au niveau du cerveau. En tant que thérapeutes, notre cible est d’étudier ces différentes entrées pour agir positivement sur le renforcement du tonus musculaire.

Comment définir une posture normale chez un sportif ?

La posture est la disposition relative des différents segments corporels dans l’espace, formant une position d’ensemble stable. Il existe donc une infinité de postures possibles, cependant les termes « posture » ou « postural » font, le plus souvent et automatiquement, référence à la position debout. Elle fait le lien (influences réciproques/carrefour/contraintes/support) entre la morphologie/attitude et la façon de bouger. Une posture normale est déterminée en l’absence de toute contrainte pour obtenir les rapports les plus harmonieux possibles, sans douleurs et sans séquelles ultérieures lors d’une activité. Chez un sportif, on cherche un trouble éventuel lors de l’exécution d’un mouvement mais on optimise aussi la performance dans ses gestes. On identifie des anomalies comme les lombalgies, on corrige des attitudes anormales ou l’on traite des traumatismes selon une approche étiologique pour l’amélioration de la performance.

Quels sont les procédés de rééducation posturale chez le sportif ?

La rééducation posturale chez le sportif se fait selon plusieurs critères et tests d’évaluation, comme le test de Schober, qui permet de mesurer la flexion de la portion de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires, un écart de moins de 4 cm étant considéré comme pathologique et la normale attendue étant de plus de 5cm. Par ailleurs, une évaluation de l’extensibilité et de l’endurance du sportif est réalisée (épreuves et chronométrages). Nous devons toujours avoir une approche complète, avec une fiche d’évaluation comportant un examen morpho-statique et morpho-dynamique et, classiquement, celui du rachis et des membres inférieurs (la rétraction des ischio-jambiers). Il s’agit d’étudier toutes les structures de face, de dos et de profil, de voir l’axe de la colonne vertébrale de dessus et les angles de torsion et ce, afin d’évaluer d’éventuels troubles de la motricité. Des tests complémentaires sont réalisés par imagerie, radiologie et posturographie pour une prise en charge la plus adaptée possible au sportif. La posture est modulable et dépend plus directement de l’activité en cours, des habitudes gestuelles et de l’état du moment, elle permet de retrouver une meilleure dynamique fonctionnelle. L’aspect psychologique et la coopération du sportif ont leur importance.

Quels sont les troubles posturaux les plus courants chez les sportifs et comment les traiter ?

On s’est aperçu que chez certains sportifs, il peut y avoir des troubles de la posture avec, parfois, des anomalies oculaires, dentaires ou de postures plantaires. On a également observé des troubles au niveau du rachis, pouvant provoquer des douleurs ou conduire à une diminution de la performance chez ces sportifs. On a ainsi développé des consultations pluridisciplinaires de posturologie qui permettent d’aborder les différents aspects et de les appliquer par la suite, avec une prise en charge oculaire, dentaire ou ostéomusculaire. Nous insistons aujourd’hui sur l’importance de la prise en charge de l’éducation posturale globale car elle permet, parallèlement à la rééducation, de réparer les troubles de la posture en rééquilibrant les muscles, c’est-à-dire les chaines antérieures, postérieures et latérales des muscles, chez les sportifs. C’est une prise en charge à la fois préventive et curative pour améliorer leurs capacités physiques, c’est le but recherché en médecine du sport et dans la préparation des sportifs de haut niveau.

Quelle est la particularité de cette édition 2016 du congrès de médecine du sport ?

Lors de ce congrès, nous avons cherché à aborder plusieurs thèmes couvrant la préparation des jeux olympiques de Rio étant donné que nous avons, à notre grande satisfaction, un nombre important d’athlètes qui y participent. C’est, d’ailleurs, pour cette raison que l’aspect spécifique de cette préparation a été traité à quelques mois de cet événement important. Nous avons pensé, dans ce contexte, aux aspects nutritionnels, ceux-ci demeurant un problème d’actualité chez les sportifs de haut niveau et chez les athlètes amateurs. Nous avons ensuite abordé la mise à jour de toutes les nouveautés concernant l’aspect réglementaire au niveau de la FIFA, en particulier par rapport au dopage.

Dr Yassine Zerguini – Chirurgien orthopédiste algérien et membre de la Commission médicale de la FIFA

Dans quelle mesure participez-vous à ce congrès ?

J’assiste à ce congrès en tant que chirurgien orthopédiste et directeur du Centre médical d’excellence de la FIFA à Alger. Nous y avons un certain nombre d’activités directement liées à la prise en charge des équipes, en particulier concernant le football. Les règles de ce sport ont beaucoup évolué ces dernières années et tiennent de plus en plus compte de la santé des joueurs et de leur intégrité physique, celle-ci allant de pair avec la qualité du spectacle sportif. J’ai eu le plaisir de présenter deux communications autour de l’impact du mois de ramadan sur le sportif de haut niveau, un volet extrêmement important et, au nom de la FIFA, j’ai évoqué les recherches et les activités relatives au football à l’échelle internationale et à l’impact du jeûne sur les sportifs, sur leur santé et sur leurs performances. C’est d’autant plus intéressant qu’une grande partie de la préparation des jeux olympiques s’est déroulée à Tunis et qu’il est possible de passer en revue les différentes étapes depuis 2004. Plus de 10 ans de recherches, de communications et de publications concernent la médecine du sport.

Auriez-vous des conseils à donner ?

Je pourrais recommander de ne jamais perdre de vue les athlètes et d’être très proche d’eux, c’est pour cela que le couple médecin/kinésithérapeute est très important. En outre et d’un autre côté, il faut tenir compte de l’apport de la science et de la recherche. Les médecins et kinésithérapeutes doivent continuellement être informés des nouveautés et des grands congrès pour apporter ce qui se fait de mieux aux athlètes en termes de soins. Je prends pour exemple la communication qui a traité de la ligamentoplastie du genou et du retour au jeu après la chirurgie, certaines notions exposées sont dépassées maintenant par rapport à ce qui a été dit à Londres, d’où je viens il y a une semaine et où un congrès extraordinaire a eu lieu, ayant pour thème le retour au jeu. Evidemment, si l’on se fie à des publications datant de 2005 et 2006, c’était vrai dans la pratique d’il y a dix ans mais depuis, bien de méthodes ont changé et le progrès va de plus en plus vite au niveau des découvertes scientifiques et de la chirurgie. Dans ce cadre, il faut être très vigilant, en même temps travailler sur le terrain et se documenter.

Amel Hammouda – Première femme kinésithérapeute pour les sportifs de haut niveau

Comment un sportif récupère-t-il et se réadapte-t-il en vue d’une compétition ?

La récupération se fait à travers un ensemble de mécanismes mis en œuvre par le médecin, le kinésithérapeute et le sportif pour que ce dernier puisse retrouver l’intégralité de ses moyens physiques. Le temps ou la période de récupération ne sont jamais standardisés. La récupération standard n’existe. Elle est individualisée selon les données de chaque sportif et est partie prenante de l’entrainement. Planifiée et prévue à l’avance, elle est pluridisciplinaire. Elle implique l’entraineur, le préparateur physique, le kinésithérapeute et le médecin et doit être adaptée au sportif et à la nature de la compétition.

Quels sont les facteurs de récupération chez un sportif ?

La récupération dépend de plusieurs facteurs. De l’entrainement, du niveau de l’entrainement, haut, moyen ou amateur, et de la particularité du mode et de l’hygiène de vie du sportif, nutrition, sommeil, etc.

Quel est le rôle des exercices de musculation dans la période de récupération du sportif ?

La pratique régulière de musculation par le sportif rend le corps tonique, fort et sain. Il s’agit de mieux se sentir avec la sécrétion d’endorphines, la diminution des douleurs musculaires et le renforcement des muscles. La musculation a aussi un impact cardiovasculaire avec l’activation des vaisseaux sanguins, une meilleure circulation sanguine et une meilleure oxygénation des muscles. L’entrainement de musculation peut être complété par une douche froide.

Quels sont les bienfaits de la cryothérapie et de la pressothérapie ?

La cryothérapie étant le traitement par le froid, celui-ci a un effet apaisant, anti-inflammatoire, vasodilatateur et myorelaxant. La pressothérapie a les mêmes effets. Elle est employée comme moyen de rééducation par pression réglable selon les structures des membres et des zones que l’on souhaite traiter, selon aussi que l’on cherche à soulager les muscles superficiels ou ceux de la partie profonde.

Que recommandez-vous aux kinésithérapeutes dans le cadre de la préparation des jeux olympiques de Rio 2016 ?

Un kinésithérapeute doit aimer son métier et être inventif. Quand nous avons commencé comme praticiens, les moyens étaient basiques, nous sommes pourtant parvenus à réaliser de très belles choses dans le domaine sportif. Il faut, en outre, aimer le sport et la compétition pour être un bon kinésithérapeute dans le domaine du sport. Les kinésithérapeutes collaborent avec les médecins du sport dans une chaine de soins et de réadaptation. Il est très important d’œuvrer dans une étroite collaboration entre médecins du sport, nutritionnistes et préparateurs physiques au service des sportifs de haut niveau engagés dans une compétition internationale.