Les professionnels du secteur de la santé publique et privé, entre cadres médicaux et paramédicaux, se sont mobilisés dans le cadre d’une grève générale sectorielle, décrétée afin d’appeler à l’accélération de l’adoption du projet de loi sur la responsabilité médicale.

« Nous tiendrons bon, nous tiendrons bon jusqu’à ce que rentrent les détenus!».

Ce message a été répété en boucle à qui veut l’entendre par une foule imposante de médecins et d’aides-soignants qui ont manifesté leur colère devant le ministère de la Santé en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire les principales revendications des médecins « libérez Abdelaoui », « liberté pour Slim Hamrouni », « liberté pour les professionnels de la santé », « pour une loi juste et équitable »…
Plusieurs revendications étaient au centre de cette révolte : d’une part , la libération immédiate de Dr Slim Hamrouni, spécialiste en réanimation et l’infirmier Salah Abdellaoui qui ont été condamnés respectivement à un an et six mois de prison ferme pour avoir commis une faute médicale ayant entraîné la mort d’un patient à Gabès. D’autre part, la révision de la loi sur la responsabilité médicale qui doit se faire le plus rapidement possible. Le mouvement de protestation était accompagné par un arrêt de travail décidé par les syndicats du secteur de la santé relevant de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) qui a appelé à une «journée de colère» le 14 mars. La Fédération générale de la santé a qualifié ces jugements de «choquants» et de «sévères», estimant qu’ils «mettent en jeu l’avenir du secteur».

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