La responsabilité sociale des institutions médicales, défi majeur de la formation

A l’heure où la sphère médicale nationale se voit indexée et accusée de tous les maux d’une société en souffrance, elle répond à ce mal-être tunisien par l’organisation du Sommet mondial sur la responsabilité sociale des facultés de médecine, en association avec le réseau Towards Unity For Healh et sous l’égide de l’OMS. Tenu à Hammamet du 8 au 12 avril dernier, il avait pour thème et objectif « Améliorer l’impact des institutions de formation médicales sur la santé de la population ».

La société actuelle pose des défis nouveaux aux institutions et aux personnels de santé : assurer des services de santé fiables, efficients, équitables et de qualité et pour s’y conformer les facultés de médecines et écoles de santé doivent être socialement responsables. La responsabilité sociale médicale se définit par : Prioriser l’orientation de la formation et de la recherche en fonction des besoins sociaux, renforcer la gouvernance et la coopération avec les autres acteurs de santé et se prêter à l’évaluation et l’accréditation pour améliorer la performance et l’impact sur la société et l’individu.
Ces objectifs seront bien sûr atteints aux prix de changements radicaux tant sur le contenu que sur la forme de l’enseignement médical. Pour en débattre, se sont réunis doyens, enseignants, chercheurs et étudiants en médecine de partout dans le monde et a vu intervenir des experts internationaux, des acteurs de la société civile et des décideurs politiques et, c’est dire l’importance du sujet, le président Béji Caïd Essebssi a donné le coup d’envoi des travaux.
Ce sommet mondial a permis de créer des synergies entre les différentes initiatives pour élaborer au niveau national et international des plans d’action permettant d’améliorer l’impact des institutions de formation sur la santé de la population.
A cette occasion, la faculté de Médecine de Tunis a reçu le Prix International AFMC-Charles Boelen pour la responsabilité sociale pour son projet international de recherche-action sur la responsabilité sociale des facultés de médecine. Ce prix récompense les « groupes ou individus dont les réussites sont un exemple des principes de responsabilité sociale ». Cinquante-six facultés de médecine francophones sont impliquées dans ce projet, dont les quatre facultés de médecine de Tunisie.
Le projet de partenariat entre la FMT et la région du Nord-Ouest présenté lors de cette conférence est un exemple des plus illustratifs de l’importance de la responsabilité sociale des facultés de médecine. En attendant de réhabiliter peu à peu la confiance dans le corps médical tunisien, l’un des meilleurs au monde, ce projet de pôle santé donne déjà un message clair de l’engagement total des institutions académiques envers la société et la communauté nationale.

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