20% des survivants du cancer développent un syndrome de stress post-traumatique

Des chercheurs malaisiens ont suivi 469 adultes atteints de différents types de cancer, à partir du mois ayant suivi le diagnostic et jusqu’à 4 ans après le diagnostic. Ces participants ont subi des tests psychologiques à 6 mois et à 4 ans. Ces évaluations cliniques révèlent : une incidence du Syndrome de Stress Post Traumatique de 21,7% à 6 mois et une incidence, toujours de 6,1% à 4 ans. Si l’incidence du Syndrome de Stress Post Traumatique baisse avec le temps, environ 30% des patients initialement diagnostiqués avec un Syndrome de Stress Post Traumatique présentent des symptômes persistants ou qui s’aggravent 4 ans plus tard.
Comparativement aux patients atteints d’autres types de cancer, les patientes atteintes d’un cancer du sein s’avèrent 3,7 fois moins susceptibles de développer un Syndrome de Stress Post Traumatique à 1 à 6 mois, la différence s’effaçant à 4 ans. Toutefois, dans le centre de cancérologie de l’étude, ces patientes avaient en effet accès à un programme de soutien et de conseils dédié au cancer du sein.

Le Dr Chan, auteur principal de l’étude de l’Université Nationale de Malaisie et clinicien commente ces résultats : « De nombreux patients atteints de cancer croient devoir adopter une mentalité de guerrier, rester positifs et optimistes, du diagnostic au traitement, pour avoir une meilleure chance de maîtriser leur cancer. Cependant, les patients devraient être plus conscient des bénéfices à rechercher l’aide de professionnels pour mieux parvenir à gérer le bouleversement émotionnel que constitue l’annonce du diagnostic, et prévenir le risque de dépression, d’anxiété et de Syndrome de Stress Post Traumatique post-cancer ».

Les facteurs de Syndrome de Stress Post Traumatique post-cancer comportent notamment la crainte de la récidive, la crainte de revoir le médecin. Les patients éprouvent de l’anxiété à chaque nouveau signe, une boule au niveau du sein, une douleur au niveau de la poitrine, une fatigue ou une fièvre. Dans la majorité des cas, les survivants refusent ou évitent de se souvenir de leur expérience du cancer, retardent leur recherche d’aide ou de conseil voire même refusent la perspective d’un nouveau traitement.