Taux de BNP réduit pour diminuer le risque en cas d’insuffisance cardiaque

Le cœur produit deux substances endocrines. Parmi elles, le peptide natriurétique de type B ou plus communément le BNP. C’est une étude cardiologique récente, réalisée par des chercheurs de l’Intermountain Médical Center Heart Institute à Salt Lake City, aux Etats-Unis et exposée à l’American Heart Association (AHA), qui a relevé que le taux élevé chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque a des conséquences sur leurs chances de survie et par conséquent sur leur espérance de vie. Ainsi, plus le taux de ce peptide est réduit, plus les chances de survies des malades augmentent.
Pour cet essai clinique, les chercheurs ont analysé 6887 patients hospitalisés pour des problèmes cardiaques. En moyenne, un taux de 21,1% d’entre eux reviennent à l’hôpital dans les trente jours qui suivent. Le niveau de mortalités, dans les trente jours, est de 12,8%.
Pour les patients chez qui le taux de BNP est réduit, les résultats sont plus encourageants, un taux de 16,1% d’entre eux reviennent à l’hôpital et le taux de décès est descendu à 7,1%.
Cette découverte médicale ouvre des pistes thérapeutiques nouvelles constituant un espoir pour les patients. Il s’agit de réaliser des ajustements du traitement médical en fonction des malades, au cas par cas.
Cependant, il faut encore trouver ce qui fait élever ou baisser la sécrétion de BNP. Et également, à partir de quel taux de BNP, cela est bénéfique. Pour cette raison, une nouvelle étude doit être réalisée.

Dans le monde, l’insuffisance cardiaque reste un problème de santé publique. En Tunisie, près de 2% de personnes souffrent d’une insuffisance cardiaque chronique.

Crédit photo Servier Medical Art – licence CC BY 2.0