La thérapie cognitive pour les patients atteints d’un syndrome du côlon irritable

Dans le cas d’un syndrome du côlon irritable, il se produits des symptômes comme les maux de ventre, des diarrhées ou des constipations. Une nouvelle piste thérapeutique vient d’être envisagée, c’est la thérapie cognitive.
Il est à souligner que le syndrome du colon irritable est une affection intestinale courante et les femmes sont plus touchées par cette maladie colique.

Un essai clinique d’une grande envergure a été réalisé sur des patients atteints de cette affection chronique semble en démontré les bienfaits.
Il s’agit de la plus grande expérimentation clinique au niveau de la médecine comportementale sans comparateur de la voie médicamenteuse. Les scientifiques ont suivi un groupe de 436 malades sélectionnés selon des critères particuliers, ces patients ont été soumis soit à une thérapie cognitive et une éducation thérapeutique (61%), soit à une éducation thérapeutique seule.
Une amélioration de la symptomatologie a été démontrée chez 55% des patients du premier groupe contre 43% qui ont présenté une légère amélioration dans le deuxième groupe. L’efficacité du traitement de la thérapie cognitive a persisté pendant un semestre après la fin de la prise en charge.
Par ailleurs, Dr Jeffrey Lackner, auteur principal de l’étude et chercheur à la faculté de médecine Jacobs de l’Université de la Colombie-britannique fait remarquer : « Il s’agit d’une approche novatrice et révolutionnaire pour un réel problème de santé publique qui a un coût personnel et économique et pour lesquels il existe quelques traitements médicaux pour ce syndrome du colon irritable. »

La thérapie cognitive et comportementale (TCC) permet d’établir des interactions et des connexions entre le cerveau et le côlon. Selon les cas des patients 10 séances de thérapie chez un spécialiste thérapeute, ou 4 sessions de traitement à domicile dont les techniques ont été développées par le Dr Jeffrey Lackner permettent d’améliorer l’état des patients.
Le contrôle des signes de la maladie intestinale, la surveillance des éléments qui déclenchent cette pathologie du côlon, la maîtrise des émotions, la résolution des problèmes du malade d’une manière flexible permettent de soulager le patient pendant plusieurs mois.
Les connexions cerveau – intestin ont été mis en lumière dans de nombreuses recherches précédentes. En outre le Dr Jeffrey Lackner a explicité cet espoir thérapeutique en relevant : « Notre étude a prouvé que le traitement permet de calibrer les connexions cerveau-intestin d’une manière qu’ils ressentent une amélioration significative de leurs signes ». Au cours de cette étude, les patients ont été traités par des gastroentérologues et des psychothérapeutes évaluant une amélioration de l’état des patients d’une manière significative.

Ces travaux cliniques ont été publiés dans la revue « Gastroenterology ».