Pour renforcer les muscles, il est essentiel d’habituer les neurones moteurs à porter des charges lourdes.

C’est une publication de chercheurs américains de l’Université de Nebraska qui a mis en exergue la variation de la force musculaire et l’implication des neurones dans les entraînements de musculation.
Cette publication a été éditée dans la revue « Frontiers in psychology ». En fait, un entrainement impliquant des forces musculaires fait intervenir le système nerveux central qui transmet des signaux électriques provenant du cortex cérébral permettant d’assurer une transmission des messages nerveux vers les muscles d’une manière efficace. Lorsque l’entraînement s’est effectué à force importante, le système nerveux active un plus grand nombre de ces neurones moteurs, ce qui accroît la stimulation musculaire, et se traduit donc par une force supérieure. Les chercheurs américains ont étudié le lien de la musculation versus la ‘gonflette’. Une étude expérimentale a été réalisée sur un groupe de 26 hommes, au rythme de six semaines d’entrainement musculaire, et au rythme de trois séances par semaine sur un appareillage de musculation des quadriceps. Les deux groupes d’individus ont été répartis pour faire des séances d’activité sportive jusqu’à l’épuisement. Dans le premier groupe de gonflette, les hommes utilisaient la machine jusqu’à 30% du poids maximal qu’ils avaient la potentialité de soulever alors que le second groupe ou le groupe de musculation a utilisé 80% du poids qu’ils peuvent porter. Les chercheurs américains ont mené les participants jusqu’à l’épuisement au cours de l’entrainement. Lors d’un effort maximal, il est impossible de relever et utiliser 100% de sa capacité physiologique musculaire. Les chercheurs ont montré qu’après 21 jours d’entrainement, les hommes du groupe gonflette ont peu évolué au quotidien, passant de 90,07% à 90,22%. En revanche, dans le groupe de musculation, l’évolution a été 16 fois plus importante allant de 90,94% à 93,29%. L’expérience a été renouvelée six semaines plus tard avec un protocole différent. Les chercheurs ont constaté que l’activité volontaire a été plus faible chez le groupe de musculation. Par ailleurs, les scientifiques ont également relevé que pour aller au bout de l’effort en matière de gonflette ou de musculation la fatigue est analogue pour les deux groupes. Les efforts lors de la gonflette est moins efficiente alors que ceux pour la musculation sont plus intenses et plus apaisants à long terme. Par ailleurs, les poids légers et le soulèvement de charges de faible poids d’une manière répétée est une technique qui est adaptée pour les sujets qui veulent s’ajuster pour ménager leur corps et ne s’intéressant pas à la masse musculaire et également pour les personnes âgées ayant des problèmes articulaires ou qui font des séances de rééducation physique.

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