Les travailleurs de nuit manquent de mélatonine

Le travail au cours de la nuit perturbe la production d’une hormone essentielle la nuit, baptisée l’hormone du sommeil et qui est impliquée dans le sommeil et dans la réparation de l’ADN.
Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue « occupational and environmental Medicine ».
Les cellules seront plus fragiles et les individus travaillant la nuit seront plus disposés à développer des lésions cancéreuses.
Dans le cadre de cette recherche, les scientifiques de l’Université de Seattle ont étudié le comportement de 50 employés de nuit. En analysant les échantillons des prélèvements urinaires, les scientifiques ont constaté la présence d’une molécule appelée « 8-OH-dG » traduisant un faible taux de la correction d’anomalies de l’ADN. La concentration présente de 8-OH-dG représentait seulement un cinquième de celui observé après une bonne nuit de sommeil, et ce même après avoir pris en compte la consommation d’alcool ou de tabac des volontaires. Les scientifiques américains ont présumé que cette mauvaise réparation est liée à une faible sécrétion de mélatonine. Cette substance hormonale est synthétisée essentiellement la nuit et jusqu’à 7 heures du matin. Sa production dépend de l’alternance jour/nuit. Chez les personnes travaillant la nuit, ce cycle biologique est perturbé. L’hypothèse des scientifiques a été vérifiée par les analyses biologiques réalisées par l’équipe de recherche. Les volontaires affichaient un taux très faible de mélatonine par rapport à des personnes travaillant le jour. En raison de ce manque en mélatonine, les employés de nuit seraient moins préservés contre les radicaux libres ou autres stress cellulaires qui peuvent endommager l’ADN des cellules.
Si ces conséquences sont confirmées dans des travaux ultérieurs alors la supplémentation en mélatonine pourra être une solution pour réduire les mutations potentiellement cancérogènes chez les travailleurs de nuit.