… l’économie avachie, le social qui va mal, la santé ébranlée…

Et l’on pourrait poursuivre ainsi pour écrire une chanson sur le même principe que celle interprétée par feu Gaston Ouvrard. Tout comme lui dans sa chanson, la Tunisie n’est pas bien portante.

Entre les difficultés de financement du budget de 2017 où le pays, grevé par le paiement de la dette extérieure, va continuer à recourir à l’endettement, l’affaire des caisses sociales, à la base fruit d’un projet de cohésion sociale mais devenues, avec le déremboursement de certains actes médicaux, un outil de plus aux mains des ennemis de notre jeune démocratie pour exacerber la lutte des classes, et l’inertie affichée face aux dentistes autoproclamés orthodontistes qui fleurissent ça et là au péril de la santé buccodentaire de nos enfants, notre pays n’a pas fini d’accumuler les casseroles.

Faut-il espérer grand-chose de l’intervention, le jeudi 2 avril à la télévision, de Béji Caïd Essebsi ? Certes, l’effet de surprise a été total lorsqu’il a évoqué le remplacement du gouvernement, à commencer par son chef Habib Essid, par un « gouvernement d’union nationale », donnant au prochain remaniement une dimension fortement politique qui se veut être une rupture dans l’actuel mandat mais les problèmes sont légion et multisectoriels.

Et en parlant de casserole qui, encore, va y passer ? Notre actuel ministre de la Santé est-il dans le collimateur du président ?

Jaouida Ben Aouali