Une première mondiale utilisant des ultrasons pour traiter l’endométriose extra-utérine avec atteintes digestives

Une nouvelle technique non invasive est utilisée pour la première fois à l’échelle mondiale pour prendre en charge l’atteinte par une endométriose et des atteintes digestives associées.

L’endométriose est une affection qui induit des douleurs au niveau des règles, voire en dehors de la menstruation et handicape la vie de certaines femmes.
L’endométriose affecte de nombreuses femmes en âge de procréer et peut entrainer des problèmes de fertilité.

C’est un nouvel outil qui est utilisé pour traiter une endométriose en dehors de l’utérus induisant des signes d’atteintes digestives comme les diarrhées ou la constipation et des lésions rectales, des troubles mictionnels.
L’initiative vient du Pr Gil Dubernard, gynécologue à l’hôpital de la Croix Rousse, il a détourné l’appareil Focal One, qui utilise les HIFU (ultrasons focalisés de haute intensité) de son indication première, le traitement du cancer de la prostate.
Dans ce contexte, Gil Duberand a précisé : « Les ultrasons focalisés de l’appareil sont diffusés par une voie endorectale sur les lésions endométriosiques ».
La chirurgie habituelle est lourde et mutilante, avec cette nouvelle technique d’ultrasons, la prise en charge et la dévitalisation des lésions associées à l’endométriose ne durent que quelques minutes. Les patientes sont hospitalisées la veille du traitement. Elles ressortent le lendemain alors que, pour la chirurgie habituelle, elles étaient hospitalisées 7 à 10 jours avec un arrêt de travail de 1 à 3 mois.
Cette nouvelle technique est sans scalpel, sans stomie, sans cicatrice, sans problème pour uriner, avec un risque moindre de fistule et sans danger pour leur fertilité.

La procédure doit être réalisée sur 10 patientes autorisées dans le cadre de cette expérimentation, commencée en septembre 2015. Cinq patientes ont déjà été prises en charge ces 18 derniers mois. L’étude s’achèvera à l’automne. Les patientes traitées n’ont signalé aucune complication ni récidive.
Cette technique pourrait concerner les deux tiers des patientes qui développent une endométriose extra-utérine avec une atteinte digestive.