Monastir : Congrès de l’Association des pédiatres Paris-Monastir

Le Palais des sciences de Monastir a abrité, les 9 et 10 mai derniers, le premier congrès de l’Association des pédiatres Paris-Monastir. Les intervenants ont été nombreux et les échanges scientifiques d’un haut niveau, avec, pour clôturer, un diner gala à l’hôtel Thalassa. De plus amples détails à travers les mots de quelques uns des intervenants.

Sondes khalifa

Dr Fawzi Skhiri, président de l’Association

« Des progrès en immunothérapie » 

Dr Skhiri, parlez-nous de ce premier congrès.

 

En réalité, nous avons déjà organisé deux rencontres en 2004 et 2009 avec  la collaboration du Syndicat des médecins libéraux de Monastir. C’est donc, en pratique, la troisième rencontre pédiatrique Paris-Monastir.

 

Quelle est l’actualité et quelles thématiques ont été abordées ?

Tout est d’actualité ! Nous essayons de faire au mieux s’agissant des pathologies de l’enfant, tant au niveau des traitements, que de la prévention ou des nouvelles méthodes de diagnostic. La greffe des cellules souches est, à mon avis, l’actualité la plus importante et la plus prometteuse concernant les maladies malignes de l’enfant. Il en est ainsi de l’immunothérapie spécifique, en particulier l’immunothérapie spécifique de l’asthme. Le Professeur Plantal nous a relaté ses expériences, très encourageantes du reste, à Grenoble avec, bien sûr, du sang cordonal que l’on congèle pour la fratrie afin de respecter l’éthique immunologique. Les allergies sont aussi d’actualité mais nombreuses sont les questions régulièrement soulevées. Dans deux ans, nous pensons organiser une nouvelle rencontre.

Dr Abir Ghozzi Bedoui

« Une Association aux volets scientifique et social » 

Pouvez-vous vous présenter et présenter votre Association ?

 

Etant docteur en pédiatrie à l’hôpital universitaire Farhat Hached de Sousse, je fais partie du comité d’organisation de ce congrès. Notre Association est plus une amicale qu’une association et regroupe aussi, en plus de Monastir, des médecins de la région du centre. Il en est de même pour les médecins français, ceux-ci venant non seulement de Paris mais aussi de Grenoble et d’autres régions. Notre but est, bien sûr, scientifique et réside dans le partage d’informations et dans l’échange de nos expériences respectives, ainsi que dans le rapprochement des générations : les résidents et les aînés installés depuis longtemps et ayant un savoir et une expérience à transmettre.

 

N’y a-t-il pas aussi un volet social ? 

 

Tout à fait puisque, l’été dernier, nous avons entamé une action de  prévention de  la diarrhée chez l’enfant. Nous nous sommes installés sur les corniches de Sousse et de Monastir pour communiquer et distribuer des brochures d’information. 

Je dois dire que la moitié des mamans n’étaient pas vraiment informées sur ce qu’est la diarrhée et sur les méthodes simples de traitement avant la consultation chez le médecin. 

Avant, un savoir précieux était transmis de mère en fille mais l’éclatement de la famille au sens large du terme a aboutit à une situation où les mères sont souvent livrées à elles-mêmes…  

 

Elles pourraient s’informer à travers internet ?

 

Certes, internet est une source précieuse d’informations mais consulter une page web n’est pas un reflexe acquis par la plupart des mamans. Cela viendra, je suis sûre que dans quelques années tel sera le cas.

 

Quelles sont les maladies les plus fréquentes chez l’enfant ?

 

Les questions qui reviennent le plus souvent ont trait à l’hémato-pédiatrie et à la neurologie pédiatrique. Concernant les maladies qui surviennent fréquemment, citons l’allergie, dont l’expansion est connue de tous, ou certains virus qui attaquent le cerveau chez l’enfant, ces dix dernières années ont vu une augmentation du nombre de cas. Et bien d’autres pathologies sont malheureusement fréquentes. Nous profitons de ce congrès pour faire le point.

 

Etes-vous satisfaite du taux de participation ?

 

Assez, puisque nous avons reçu des invités étrangers, des médecins pédiatres et des généralistes, également des résidents, des orthopédistes, des pédopsychiatres et des infirmiers aussi. L’assistance est assez conséquente.