Un ver marin aux nombreuses qualités médicales

Arenicola Marina, tel est le nom de ce ver que l’on trouve sur les plages bretonnes et qui sert d’appât de prédilection aux pêcheurs pour attirer les poissons.

C’est en étudiant le système respiratoire de ce ver qu’un biologiste breton, le docteur Zal, a découvert, par hasard, un substitut sanguin universel. Ainsi, il est for possible que grâce à cet organisme l’on puisse remplacer le sang ou assurer une meilleure conservation des organes avant leur transplantation.

Ce petit être pourrait sauver des millions de vies, selon le biologiste, fondateur et PDG d’Hémarina, une entreprise installée à Morlaix en Bretagne. 

La France manque grandement de sang, ce qui fait dire au Dr Zal : « Il faut plus de huit milles dons par jour pour satisfaire aux besoins de la population. Avec cette molécule d’origine marine issue de ce ver, on pourrait faire différents produits thérapeutiques, à savoir des substituts sanguins, des solutions destinées à préserver des greffons et même des pansements pour soigner les personnes atteintes de diabète ».

L’oxygène marin de ce ver semblant avoir la capacité de réduire les risques de rejet, il pourrait ainsi être utilisé lors des greffes.

Soixante patients en transplantation rénale vont être soumis à des essais cliniques dans les semaines à venir et la Marine américaine, en contact avec le chercheur breton, s’intéresse à un produit pouvant être utilisé par les militaires en cas d’œdème cérébral.