Dans le cadre de la journée internationale pour la sensibilisation à l’HPV, la société tunisienne de gynécologie obstétrique (STGO) a organisé un atelier d’information et de formation et ce le vendredi 02 mars 2018 à l’espace Arena aux Berges du Lac. Le but de cet atelier était basé sur deux axes. Premièrement faire le point de l’état des lieux en Tunisie des maladies à HPV et en second lieu renforcer les mesures préventives contre ces affections virales.

Prévention HPV : vaccination et frottis

En fait, la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour les filles entre l’âge de 9 ans à 13 ans pour une prévention primaire. Elle représente un moyen de prévention du cancer du col de l’utérus complémentaire au dépistage par frottis, c’est la prévention secondaire qui est recommandée tous les deux à trois ans de 25 à 65 ans.
Le cancer du col de l’utérus touche 300 à 350 nouveaux cas dans notre pays, avec un taux de mortalité de 100 à 150 cas.
Environ 80 % des femmes sont exposées à ces virus au cours de leur vie. En général, leur corps parvient à les éliminer d’une manière spontanée. Cependant, il arrive que l’infection persiste et engendre des lésions au niveau du col de l’utérus, qui peuvent évoluer vers un cancer plusieurs années plus tard. C’est un cancer qui évolue d’une manière lente, soit aux alentours de 15 ans. Ainsi, de nombreuses lésions précancéreuses ou cancéreuses du col de l’utérus se développent et peuvent être dépistées à un stade précoce et avoir un traitement ciblé ou une surveillance gynécologique particulière.
C’est le deuxième cancer en Tunisie après le cancer du sein.
Dans le monde, le cancer du col de l’utérus provoque 60.098 décès par an et il y a une apparition de 12,7 millions de nouveaux cas chaque année. La vaccination anti-HPV constitue une opportunité pour les générations futures. Par ailleurs, les deux vaccins commercialisés protègent contre l’infection à HPV 16 et 18, en cause dans 70 % des cancers du col de l’utérus, mais n’évincent pas totalement ce risque. C’est pour cette raison que même pour les femmes vaccinées, le dépistage par frottis tous les trois ans à partir de 20 ans reste essentiel. Ces deux mesures de prévention contre le cancer du col de l’utérus sont complémentaires.