Collectif Quantique Planète

Depuis 3 ans, le collectif Quantique Planète invite des médecins de tout bord, des physiciens, des philosophes ou des économistes, à participer à la prise de conscience planétaire qui est en cours. Une nouvelle approche du vivant se dessine, un peu partout, à la lumière des découvertes que l’Homme a fait sur les lois qui régissent l’univers de l’infiniment petit : la physique quantique. Le corps et l’esprit sont réunis dans une approche holistique et progressiste. Voici un compte-rendu de ce 5ème congrès qui s’est déroulé à Reims, en novembre dernier, et des principales thématiques abordées. Congrès organisé par Marion Kaplan, bio-nutritionniste, auteure de plusieurs ouvrages et succès de librairies, le denier est « Nutrition consciente », 2013, Grancher Editions. 

 

Sondes Khalifa

La physique quantique en bref

 

« En physique quantique, il n’y a qu’une seule chose à retenir : la réalité de ce que l’on observe se trouve dans les interactions et non pas dans les objets ». Marc Henry, professeur et chercheur en chimie à l’Université de Strasbourg.

Seulement 4 % du monde qui nous entoure est constitué de matière. La matière est pourtant tout ce dont à quoi nous nous attachons pour faire nos diagnostics, via l’ensemble des examens connus et pratiqués (prise de sang, radiologie, IRM, Scanner, etc.). Le « vide » ou l’invisible, qui constitue quand même 96 % de ce monde, c’est de l’information, une information qui circule et qui relie les 4 % de matière pour donner les formes physiques que nous connaissons.

Ce vide n’est pas si vide en réalité, « the field » ou le champ, sont la véritable source de tout. La matrice qui nous relie les uns aux autres et qui relie nos organes et orchestre leur interaction.

Force est de constater donc qu’en s’attachant uniquement à la forme et aux constats physiques, nous ne faisons que soigner des symptômes apparents, sans jamais traiter les maladies en tant qu’interactions ayant généré lesdits symptômes. Avec les découvertes et les rapprochements entre médecine et physique quantique, c’est la guérison qui est visée. 

Bien que notre corps puisse être traité à partir de ce qui est observable, comme le fait très bien la médecine conventionnelle qui assure notre survie…Il ne faut pas oublier que ce corps est avant tout un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules élémentaires qui véhiculent et échangent en permanence de l’information avec leur environnement. 

 

Lynn Mc Taggart, invitée d’honneur

 

L. Mc Taggart est journaliste américaine auteure de best-sellers internationaux : « The Field », « Intention Experiment »  ou « The Bond », traduit dans 30 langues et qui a remporté le prix Nautilus du meilleur ouvrage scientifique en 2012. L. Mc Taggart travaille depuis des décennies à vulgariser les vérités révélées par la physique quantique, essentiellement la question du lien. Un postulat de base dans la physique de l’infiniment petit et qui consiste à dire que tout, tout ce qui vit, tout ce qui nous entoure  est intimement lié. La séparation et les individualités sont purement illusoires. Chaque individu étant une « probabilité d’interrelations »… 

Les implications de ce postulat sur la santé et sur la manière même de concevoir la maladie, sont énormes. Des implications qui vont naturellement jusqu’à questionner nos modes de vie, nos valeurs, nos comportements au quotidien. Dans sa conférence, très émouvante, L. Mc Taggart donne une véritable ordonnance de vie, basée sur la coopération et le partenariat, plutôt que sur la survie, la lutte et la peur. En acceptant la connexion naturelle qui se fait entre nous, entre nous et la nature, nous vivrons tellement mieux. 

En encourageant par exemple la création de lieux de travail plus connectés un changement puissant  va transformer la culture de la cupidité et de la compétition pour aller vers une culture de la coopération.

Quand on a une compréhension holistique du vivant, nos relations seront basées sur la coopération  et elles auront des objectifs plus authentiques, loin du formatage à la compétition et à « qui gagne plus » (l’argent) ou « qui peut plus » (le pouvoir). 

La théorie du « lien » n’a rien d’une niaiserie de psychologie positive, c’est de la physique, une science dure et des plus prestigieuses. Une science qui démontre clairement que la vie est fondée sur du lien  et non pas sur le « chacun pour soi ». Une des conférences les plus marquantes du congrès…

 

Pierre Rabhi : Bonne chance !

 

Pierre Rabhi est désormais connu avec cette phrase qu’il répète sur tous les plateaux télé : « nous ne devons plus nous dire ‘bon appétit’, mais plutôt ‘bonne chance’! ». Un clin d’œil à l’ampleur de la pollution chimique qui nous a envahis, pesticides, antibiotiques, hormones de croissance, additifs en tout genre. C’est une alimentation complètement dénaturée qui caractérise cette époque, pire encore la perte du bon sens, la perte du lien entre nutrition et santé : « Les gens avalent n’importe quoi, et s’étonnent de tomber malades ! ». 

Pierre Rabhi est un personnage hors du commun, agriculteur, philosophe et écrivain français d’origine algérienne, il a fondé le mouvement « Colibris » et sillonne la planète pour apprendre aux petits agriculteurs à se débarrasser des carcans de la chimie dans l’agriculture pour cultiver la terre autrement : l’agro-écologie qui, en plus de ne pas utiliser d’intrants chimiques, se base sur une harmonie et une cohérence entre élevage, agriculture et même gestion forestière. La santé passe d’abord par la nutrition, le carburant qu’on donne au quotidien à notre corps. Mais remettre en question nos habitudes et nos choix alimentaires c’est aussi remettre en cause tout un modèle économique… 

Plus d’informations sur www.colibris-lemouvement.org 

 

Jean-Paul Pianta : La Révolution du mieux-être

 

Docteur en chiropraxie et chargé de cours à l’Institut Européen de chiropraxie, 42 années de pratique et une multitude de références plus prestigieuses les unes que les autres, Jean-Paul Pianta est praticien privé de chefs d’Etats, résident à la cour royale de Amman, en Jordanie, et consultant pour de nombreux sportifs de niveau mondial ou de stars du cinéma. 

J. P. Pianta commence son intervention en parlant d’intelligence, qu’il définit comme la capacité d’un organisme à identifier de l’information, à l’étudier, pour pouvoir provoquer une réponse de survie individuelle et unique. Le conférencier insiste sur la notion d’individualité.

Chacun est effectivement unique, unique dans l’histoire d’une humanité qui compterait au total jusqu’à ce jour 86 milliards d’individus…cette unicité est très absente par ailleurs du paradigme dominant en médecine et qui consiste à établir un diagnostic et à traiter tout le monde de la même manière. Au même tableau clinique on oppose les mêmes traitements, les mêmes molécules….Une approche on ne peut plus standardisée.

Le deuxième concept sur lequel J. P. Pianta a mis l’accent est celui de la mobilité. Tout bouge dans le corps humain, les dents, les articulations, tout bouge mais à une échelle bien entendu non perceptible par l’œil nu. Encore moins pour le paradigme dominant de la stabilité et de l’immobilisme. Tout avait commencé en 1971 selon lui lorsqu’il a lu qu’une étude avait démontré que les articulations sacro-iliaques bougeaient…

Plutôt que d’être dans le matériel, la médecine devrait se situer dans cette optique du vivant, car ça bouge sans cesse. J. P. Pianta dit textuellement que les pieds ou les disques vertébraux ne sont pas les mêmes au début et à la fin de la journée…La physique quantique nous apprend que nous sommes tous des « probabilités d’interrelations ».

« Tout ce que nous avions appris à soigneusement séparer depuis Aristote et Platon….doit être revu et repensé en fonction des découvertes du quantique : tout est lié, tout est énergie…nous pouvons devenir consciemment intelligent pour aller mieux…. ». Voilà la devise de J. P. Pianta. 

 

Anadi A. Martel : Le rôle de la lumière dans la médecine de l’avenir 

 

Anadi A. Martel est physicien et électronicien canadien et président de l’International Light Association (ILA), un regroupement de chercheurs explorant les applications thérapeutiques de la lumière.

A. A. Martel est convaincu que la médecine de l’avenir est une médecine énergétique et vibratoire et que la lumière (comme le son) ont un rôle crucial dans cette médecine. Après avoir fait une courte revue des grandes traditions de luminothérapie et chromothérapie des 19ème et 20ème siècles (Babbitt, spectrochrome de Ghadiali Dinshah, optométrie syntonique de Spitler, traitements antituberculeux de Finsen, chromatothérapie de Agrapart) sa conférence a été axée sur la profonde influence psychophysiologique exercée par la lumière sur les organismes vivants, notamment sur l’Homme. Nous assistons, en effet, depuis un peu plus d’une décennie à une véritable explosion de recherches cliniques portant sur les applications thérapeutiques de la lumière. Des recherches où se combinent biologie, physique, médecine et psychothérapie et qui convergent pour dire que  la lumière peut régénérer nos cellules. Il faut noter que la majorité de l’énergie animant notre planète provient du soleil sous forme de lumière. A noter enfin que A. A. Martel a passé un séjour de plusieurs années en Inde, ce qui a orienté ses recherches vers l’interaction entre la technologie et la conscience. C’est dans ce sens qu’il conduit ses recherches.  Il est aussi concepteur d’instruments expérimentaux de traitement du son et de la lumière, créateur du système multi-sensoriel SENSORA.

 

William Rostene : Le cerveau, flagrant délire chimique

W. Rostene est chercheur et président de la commission INSERM en neurosciences, spécialisé dans l’étude des interactions entre hormones et système nerveux. Auteur de plus de 400 publications et synthèses, il travaille notamment sur l’implication, au niveau cérébral, des neuropeptides comme neurotransmetteurs, précisément sur un groupe de molécules initialement connues pour leur rôle dans l’immunité, les chimiokines. Il faut savoir que le cerveau utilise plusieurs centaines de composés chimiques, les plus connus sont : dopamine, adrénaline, sérotonine, glutamate, endorphines, peptides, cytokines. Ces composés permettant la circulation de l’information sont de véritables messagers chimiques entre les cellules du cerveau. La façon dont agissent ces neurotransmetteurs cérébraux est aujourd’hui de mieux en mieux comprise. La question de la réponse au stress occupe une place centrale dans la recherche et la physique quantique apporte un éclairage très pertinent à ce sujet. 

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