Le ralentissement du vieillissement permet de préserver la dégénérescence neurologique en rapport avec la maladie de Parkinson.

Ce sont les résultats de l’étude de l’institut Van Andel Research, dans le Michigan, où des scientifiques ont travaillé sur des modèles animaux pour mettre en exergue la protection des cellules cérébrales à dopamine et la limitation des mutations génétiques liées à cette maladie. Atteignant près de 10 millions de personnes dans le monde, la maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente.

Entre autres signes de dégénérescence neurologique, on peut citer la non-coordination des mouvements, les tremblements, les perturbations du sommeil et la perte de l’odorat, le vieillissement étant un facteur majeur dans le développement de cette pathologie. Celle-ci atteint les sujets âgés entre 50 et 70 ans et apparait lors de mutations des neurones à dopamine, activant la production de la protéine alpha-synucléine, dont la concentration est élevée chez la plupart des patients. Retarder le vieillissement chez des vers Caenorhabditis elegans, modèles génétiques de la maladie de Parkinson, a été la première étape de la recherche.

Les chercheurs ont utilisé des vers soit exprimant le gène LRRK2 (Leucine-rich repeat kinase 2) muté, soit le gène de l’alpha-synucléine muté, deux facteurs génétiques de Parkinson croisés avec un ver à longue vie donc à vieillissement plus lent. Ils ont ainsi montré qu’un vieillissement plus lent confère une protection contre la perte de neurones à dopamine et réduit la formation d’agrégats d’alpha-synucléine.

Les deux modèles de Parkinson à vieillissement lent perdent leurs neurones dopaminergiques également beaucoup plus lentement que leurs homologues ayant des durées de vie normales.

Or la souche de ver Caenorhabditis elegans à longue durée de vie a une mutation dans daf-2, un gène codant pour une protéine de la voie de signalisation d’IGF-1 (Insulin like growth factor), une hormone impliquée dans la durée de vie et la longévité chez les humains.

Ce qui amène à penser que ralentir le vieillissement peut avoir des effets protecteurs sur les neurones qui pourraient être endommagés dans la maladie de Parkinson, s’agissant « de tirer de ces nouvelles données de nouvelles thérapies capables de ralentir, d’arrêter ou d’inverser la progression de la maladie », concluent les auteurs.