Selon une étude américaine publiée dans la revue « Neuron », des chercheurs américains ont découvert que les cerveaux atteints de la maladie d’Alzheimer renfermaient deux fois plus de souches du virus de l’herpès que les cerveaux exempts de cette sénescence neurologique.

Présence de deux fois plus de virus de l’herpes dans les cerveaux des malades d’Alzheimer

Pour se faire, l’équipe de chercheurs américains a analysé presque 1000 cerveaux post-mortem de personnes touchés ou non par la maladie d’Alzheimer.
Deux variantes différentes du virus de l’herpès étaient présentes dans 40% à 50% des tissus, l’herpès 6A et l’herpès 7 (presque tout le monde porte des souches d’herpès, à l’origine d’éruptions chez les jeunes enfants).
Les cerveaux étudiés, atteints par la maladie d’Alzheimer présentaient deux fois plus de ces souches que les cerveaux n’ayant pas cette maladie neuro-dégénérative.
Ces conclusions cliniques ont été reproduites dans deux autres groupes larges et indépendants et géographiquement éloignés.
« La théorie selon laquelle les virus ou d’autres agents pathogènes pourraient jouer un rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer est une idée assez ancienne », a fait remarqué le docteur Benjamin Readhead, professeur adjoint à l’Arizona State University. En fait, les virus sont présents à la fois dans les tissus  « Alzheimer » et « non-Alzheimer » mais pas dans les mêmes proportions.
Les scientifiques américains ne concluent toutefois pas que l’infection par ces virus de l’herpès induit la maladie d’Alzheimer, et des analyses complémentaires sont essentielles pour établir un simple lien ou une causalité.