Certains patients infectés par le VIH contrôlent spontanément la multiplication du virus sans avoir recours à une prise en charge antirétrovirale.

Ces patients, soit dans 0,5% des atteintes ne développent pas la maladie, malgré l’absence de traitement. Le virus demeure latent. L’efficient moyen de lutte de leur système immunitaire vient d’être développé par une équipe de scientifiques français.

En fait, l’équipe de Lisa Chakrabarti, unité de Pathogénie virale à l’Institut Pasteur et de l’unité INSERM U1108, en collaboration avec Olivier Lambotte (Hôpital de Bicêtre) relève que les HIV Controllers parviennent à maintenir une population de lymphocytes T CD4+ auxiliaires fonctionnels, alors que ces cellules sont détruites ou inactives chez les patients ayant progressé vers la maladie. Cependant, les scientifiques ont étudié ce processus en examinant les rares patients contrôleurs du VIH en France dans la cohorte ANRS CO21 CODEX. Ils ont notamment constaté que« leurs cellules lymphocytaires T CD4+ ont la capacité de reconnaissance d’une charge virale minimale.

Cette étude a révélé que ces réponses très sensibles étaient dues à l’expression de récepteurs T (TCRs) particuliers à la surface des cellules T CD4+ des Controllers. Par le biais d’une analyse comparative, ces TCRs sont rarement retrouvés chez les patients traités. Généralement, l’expression de TCRs de grande affinité est jointe au contrôle spontané de l’infection sidéenne. La conclusion de cette étude scientifique est que des stratégies immunothérapeutiques ciblent à transférer ou à augmenter l’effet de ces TCRs pouvant contribuer à établir des réponses antivirales efficaces chez les patients ayant progressé vers la maladie.